J'ai pris un rendez-vous avec Dan-O, l'artiste.
Autant il peut être vulgaire (je le connais assez pour savoir trouver ça drôle), autant il est le parfait nounours. Il donne les meilleurs câlins.
Je l'aime bien.
Mon rendez-vous est le 1er mai. Je vous expliquerai ça en temps et lieux.
dimanche 29 mars 2009
samedi 28 mars 2009
Mes états d'âme et l'effet de serre
Heure de la Terre. Ce soir, à 20 h 30, j'éteindrai mes lumières pendant une heure. Ça va contrer ce que j'ai contribué à l'effet de serre aujourd'hui en empruntant la 148 jusqu'à ce que je n'aies plus de sensation dans le pied droit.
La route, ça m'aide à penser. Ça déloge la crasse.
Le volume du vent de Karkwa x2
Close to Paradise de Patrick Watson 1x1/2 (sans compter les fois où j'ai répété The Great Escape)
Il fait un temps superbe aujourd'hui. Je finis par me stationner chez Jue et par marcher jusqu'à Ottawa. Dîner Chez Lucien, Dalhousie/Murray. Strongbow.
La route, ça m'aide à penser. Ça déloge la crasse.
Le volume du vent de Karkwa x2
Close to Paradise de Patrick Watson 1x1/2 (sans compter les fois où j'ai répété The Great Escape)
Il fait un temps superbe aujourd'hui. Je finis par me stationner chez Jue et par marcher jusqu'à Ottawa. Dîner Chez Lucien, Dalhousie/Murray. Strongbow.
dimanche 22 mars 2009
... et pour comble
J'ai passé mon adolescence dans l'ombre de deux filles : ma grande soeur, qui attrape tout ce qui bouge, et Mel, qui attrape aussi tout ce qui bouge. Moi, je n'ai jamais même ramassé les restants de tout ce qui bouge.
Je suis sortie deux soirs de suite dans le même bar : vendredi avec ma soeur et samedi avec Mel. Vendredi : ma soeur mariée se fait regarder et cruiser.
Samedi, avec Mel. Célibataire, qui fait tourner toutes les têtes. Pas moyen d'attirer l'attention de qui que ce soit à côté de Mel.
Je suis donc un peu en tabarnak. Je me sens moche, moins que rien, vouée à finir mes jours dans un couvent.
Je me sens aussi comme la seule chose qui m'avait fait gagner de la confiance, c'était du cul avec quelqu'un qui, au fond, voulait juste du cul. Avec n'importe qui. J'ai juste été n'importe qui.
Donc, disons qu'à l'heure qu'il est, si ma vie ne tenait qu'à l'autre sexe, je pense que je ne serais plus là.
Ah, et pour comble, j'ai perdu mon cristie de manteau au bar. No more. Gone, daddy, gone.
Merci, bonsoir, bande d'imbéciles heureux.
Mise à jour (22 mars) : Je suis retournée au bar cet après-midi. Ils ont trouvé mon manteau. J'ai fouillé dans les poches... ma confiance n'y était toujours pas.
Je suis sortie deux soirs de suite dans le même bar : vendredi avec ma soeur et samedi avec Mel. Vendredi : ma soeur mariée se fait regarder et cruiser.
Samedi, avec Mel. Célibataire, qui fait tourner toutes les têtes. Pas moyen d'attirer l'attention de qui que ce soit à côté de Mel.
Je suis donc un peu en tabarnak. Je me sens moche, moins que rien, vouée à finir mes jours dans un couvent.
Je me sens aussi comme la seule chose qui m'avait fait gagner de la confiance, c'était du cul avec quelqu'un qui, au fond, voulait juste du cul. Avec n'importe qui. J'ai juste été n'importe qui.
Donc, disons qu'à l'heure qu'il est, si ma vie ne tenait qu'à l'autre sexe, je pense que je ne serais plus là.
Ah, et pour comble, j'ai perdu mon cristie de manteau au bar. No more. Gone, daddy, gone.
Merci, bonsoir, bande d'imbéciles heureux.
Mise à jour (22 mars) : Je suis retournée au bar cet après-midi. Ils ont trouvé mon manteau. J'ai fouillé dans les poches... ma confiance n'y était toujours pas.
lundi 16 mars 2009
Un autre 160 $
Un autre 160 $ cette semaine pour laisser aller un peu de leste avec un tiers comme témoin. Je pensais que c'était fini ce temps-la.
Sortons le carnet de chèque et soyons volubile. On a juste une heure.
Sortons le carnet de chèque et soyons volubile. On a juste une heure.
lundi 9 mars 2009
Y'en n'aura pas de facile, comme qu'on dit
En tout cas, cette béatitude dans la solitude aura duré au moins un bon deux semaines.
dimanche 8 mars 2009
On ENTEND la neige fondre!
J'ai passé la première belle fin de semaine de mars à renouer avec M-A dans la Métropole. Une fin de semaine relax où on boit de la bière en après-midi et où on se fait un brunch gargantuesque le dimanche (crêpes, tites pétates, fruits, oeufs brouillés au fromage de chèvre, café, jus d'orange). En passant par le Parc Lafontaine, on entendait littéralement la neige fondre. Ça sentait la défécation canine en dégel. Les vélos laissés à l'abandon en novembre semblaient pousser comme des tulipes en mai (heu, ouf, élan de poésie, désolée). On a même fait une craque dans la fenêtre du salon. Bref, ça regaillardi sa femme.
De retour dans la RCN, j'ai passé un bon deux heures au resto avec les parents. Au deuxième café, je leur ai enfin fait le debriefing rapide de la dernière année et demi de ma vie. Je les avais tenus à l'écart de mes déboires. Je les adore, mes parents. Ils ont toujours été là pour moi. Mais y'a certaines choses qui m'ont beaucoup dépassée cette année, et comme même MOI j'avais de la difficulté à traiter avec le niveau d'étrangeté, je ne me sentais pas capable de leur en faire part. Ils ont donc observé de loin, mais jamais loin au point que je les sente totalement inaccessibles. J'ai fait l'huître; ils ont eu l'amour et la patience de respecter mon silence.
Mais tantôt, au resto, y'a eu un déclic et j'ai senti qu'ils étaient prêts à m'écouter sans juger et que j'étais prête à bien formuler ce que je voulais leur dire. Je pense qu'ils sentent qu'ils ont regagné un peu leur cadette. Je le sais qu'ils ont trouvé ça difficile de m'appuyer sans poser de questions. Je les aime d'autant plus qu'ils ont su se montrer toujours à ma disposition, tout en respectant mon besoin de distance.
Nous sommes tous des adultes, mais je serai toujours leur bébé et ils seront toujours maman et papa.
De retour dans la RCN, j'ai passé un bon deux heures au resto avec les parents. Au deuxième café, je leur ai enfin fait le debriefing rapide de la dernière année et demi de ma vie. Je les avais tenus à l'écart de mes déboires. Je les adore, mes parents. Ils ont toujours été là pour moi. Mais y'a certaines choses qui m'ont beaucoup dépassée cette année, et comme même MOI j'avais de la difficulté à traiter avec le niveau d'étrangeté, je ne me sentais pas capable de leur en faire part. Ils ont donc observé de loin, mais jamais loin au point que je les sente totalement inaccessibles. J'ai fait l'huître; ils ont eu l'amour et la patience de respecter mon silence.
Mais tantôt, au resto, y'a eu un déclic et j'ai senti qu'ils étaient prêts à m'écouter sans juger et que j'étais prête à bien formuler ce que je voulais leur dire. Je pense qu'ils sentent qu'ils ont regagné un peu leur cadette. Je le sais qu'ils ont trouvé ça difficile de m'appuyer sans poser de questions. Je les aime d'autant plus qu'ils ont su se montrer toujours à ma disposition, tout en respectant mon besoin de distance.
Nous sommes tous des adultes, mais je serai toujours leur bébé et ils seront toujours maman et papa.
lundi 2 mars 2009
Analogie à 5 cennes
Dans mon premier appart avec celui qui deviendra la père de ma fille, j'avais deux chats. Je les adorais, ces chats. Malgré toutes leurs maudites petites habitudes de chat (c.-à-d., miauler comme des défoncés au beau milieu de la nuit, gratter à la porte en miaulant, encore et toujours au beau milieu de la nuit, etc.), je les aimais très fort, ces chats.
Fastforward quelques années. Je tombe enceinte de celle qui deviendra ma fille. S'en suit l'achat d'une maison, d'une voiture, d'électroménagers, bref, l'incrustement total et entier dans la vie de banlieue. Les chats déménagent avec nous dans la maison. Un des chats semble s'attacher au bébé que je porte. Il vient toujours se coucher sur mon ventre quand il en a l'occasion. Et moi, je trouve ça terriblement touchant, pour une raison qui, avec du recul, était clairement hormonale.
Plus la grossesse avance, plus je regarde mes chats et je me demande comment je vais les aimer, une fois que le bébé sera arrivé. Et, aussi niais que cela puisse sembler, je me demande sincèrement si je vais être capable d'aimer mon enfant autant que j'aime mes félins. (AYOYE!!! Je le sais, je le sais.)
Fastforward quelques mois. Bébé arrive. La seconde que je mets le pied dans la maison avec mon héritière dans les bras, je vois les chats, et je me rends compte que je suis complètement indifférente à leur existence. À la limite, ils me tappent sur les nerfs et je commence à détester le fait qu'ils soient dans ma maison.
Bébé devient mini enfant... asthmatique. Exit les chats. C'est l'homme de la maison qui s'est occupé de les apporter chez le vétérinaire. Je n'ai JAMAIS senti de remord. Je ne me suis JAMAIS ennuyée de ces chats-là. Je n'y repense même pas.
Mon analyse à 5 cennes est donc la suivante. Le jour où j'ai eu ma fille, j'ai découvert l'amour inconditionnel et tout a changé.
Je me regarde aller depuis deux ou trois ans, et je commence à me dire que c'est pour cette raison que je n'aime plus personne d'autre que ma fille et ma famille. Cet amour est tellement fort! Je sais que rien ne pourra l'équivaloir.
Je commence même à me demander si l'analogie des chats peut se transposer à ma relation avec le père de ma fille. Vous comprenez? Comme si je m'étais rendue compte que l'amour que je croyais avoir à son égard n'était finalement pas grand chose.
Dernièrement, je me suis souvent sentie seule. J'ai donc fait ce qu'on fait sur un coup de tête désespéré. Je me suis acheté un chat. Ça a juste confirmé la haine que j'ai développé envers ces maudites bêtes à poil-là! Je cherche activement à m'en débarasser.
Fastforward quelques années. Je tombe enceinte de celle qui deviendra ma fille. S'en suit l'achat d'une maison, d'une voiture, d'électroménagers, bref, l'incrustement total et entier dans la vie de banlieue. Les chats déménagent avec nous dans la maison. Un des chats semble s'attacher au bébé que je porte. Il vient toujours se coucher sur mon ventre quand il en a l'occasion. Et moi, je trouve ça terriblement touchant, pour une raison qui, avec du recul, était clairement hormonale.
Plus la grossesse avance, plus je regarde mes chats et je me demande comment je vais les aimer, une fois que le bébé sera arrivé. Et, aussi niais que cela puisse sembler, je me demande sincèrement si je vais être capable d'aimer mon enfant autant que j'aime mes félins. (AYOYE!!! Je le sais, je le sais.)
Fastforward quelques mois. Bébé arrive. La seconde que je mets le pied dans la maison avec mon héritière dans les bras, je vois les chats, et je me rends compte que je suis complètement indifférente à leur existence. À la limite, ils me tappent sur les nerfs et je commence à détester le fait qu'ils soient dans ma maison.
Bébé devient mini enfant... asthmatique. Exit les chats. C'est l'homme de la maison qui s'est occupé de les apporter chez le vétérinaire. Je n'ai JAMAIS senti de remord. Je ne me suis JAMAIS ennuyée de ces chats-là. Je n'y repense même pas.
Mon analyse à 5 cennes est donc la suivante. Le jour où j'ai eu ma fille, j'ai découvert l'amour inconditionnel et tout a changé.
Je me regarde aller depuis deux ou trois ans, et je commence à me dire que c'est pour cette raison que je n'aime plus personne d'autre que ma fille et ma famille. Cet amour est tellement fort! Je sais que rien ne pourra l'équivaloir.
Je commence même à me demander si l'analogie des chats peut se transposer à ma relation avec le père de ma fille. Vous comprenez? Comme si je m'étais rendue compte que l'amour que je croyais avoir à son égard n'était finalement pas grand chose.
Dernièrement, je me suis souvent sentie seule. J'ai donc fait ce qu'on fait sur un coup de tête désespéré. Je me suis acheté un chat. Ça a juste confirmé la haine que j'ai développé envers ces maudites bêtes à poil-là! Je cherche activement à m'en débarasser.
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