samedi 31 janvier 2009

Sales dilemmes!

Ma soirée de ce soir est une belle allégorie de ma vie des derniers mois, je trouve.

Un bel amas informe de dilemmes.

Trois possibilités de sorties. Trois spectacles. Trois amis différents.

Tout d'abord, Marc-André et son band, the Darling Demaes, au Blacksheep de Wakefield. Faudrait faire de la route, le soir, l'hiver. Mais c'est pour voir un band que j'adore et un ami que j'adore tout autant.

Ensuite, y'a l'ami Pat et son excellent band indie-rock-instrumental, J'envoie, au Petit Chicago, à Hull. Un band que je ne vois pas souvent, qui se fait trop avare de prestations live, et que j'adore regarder en action sur une scène. En plus, la salle sera pleine d'amis et de connaissances que je vois rarement.

Enfin, y'a le show du band Torontois, Birthday Boys. Je ne les connais pas trop, trop, mais ce sont de bons amis à S. J'apprécie les extraits du cd que j'ai entendus. Marie y sera. S. y sera avec Marc et une autre amie. Dan, peut-être, et Emma, peut-être. Des gens avec qui je passe généralement de belles soirées. Un nouveau band à découvrir.

Verra bien qui verra le dernier... comme le dit l'adage que je viens d'inventer.

mardi 27 janvier 2009

Ne pas être à la hauteur

N'être à la hauteur de rien.

De ses propres attentes, de celles des autres.

N'être assez pour personne.

Construire des illusions sur des espoirs non fondés.

Ça devient épuisant, exaspérant. Exaspérant.

Être là, à temps partiel. Savoir qu'on a besoin de nous, à temps partiel. Selon les modalités du partiel. Des modalités tout à fait aléatoires. Selon les humeurs de l'aléatoire.

Je suis une Sainte!

lundi 26 janvier 2009

Quand Ève arrive

Quand Ève arrive, c'est un autre rythme qui s'installe. C'est épuisant, mais ça donne une mauditement bonne raison d'être. Une fillette de 3 ans, ça déplace de l'air. Mais pour toutes les choses drôles ou touchantes qu'elle peut me dire dans une seule journée, je lui pardonne ses moments intenses de bockage qui m'exaspèrent tant.

Être parent à temps partiel, c'est un peu comme être un mini-wheat.

Je m'explique.

Les semaines où je suis avec ma fille, ce sont les semaines où je suis faite de blé entier et où je suis nutritive. Dans le sens que c'est mon côté responsable, sage, bref, mon côté maman, qui prend le dessus.

Les semaines où je suis seule, ce sont celles que je qualifie de semaines « givrées ». Mon givrage sucré, pas nutritif pour deux sous, et même source de caries, prend toute la place. Et c'est dans ses moments-là que j'ai un peu tendance à perdre mes repères, parce que je travaille fort, fort, à oublier que je suis seule. Mes semaines givrées sont les semaines où je n'existe plus vraiment. J'ai l'impression d'errer dans une vie d'adolescente attardée qui ne me ressemble pas.

Je ne suis pas entièrement maman, ni suis-je entièrement ado.

J'erre en quelque part entre les deux.

dimanche 25 janvier 2009

Oreilles, épaule... genoux, orteils?

Une semaine étrange vient de prendre fin. Cette semaine, presque tous mes amis proches ont eu à passer des moments difficiles. Presque tout le monde autour de moi s'est senti comme du caca en canne.

Je m'inclus là-dedans.

C'est à se demander si c'est moi qui, avec mon karma de merde, leur attire ces états d'âme, ou si j'attire moi-même des gens perturbés autour de moi, inconsciemment.

Nick, qui ne se trouve plus de raison de vivre, au loin dans sa Vieille Capitale glacée. Emma, qui se retrouve seule devant le pire dilemme d'une femme. Marie, qui ne pourra jamais totalement se défaire de son passé et qui va toujours traîner son maudit boulet. S, avec son passé qui le rattrape toujours. Il a beau courir, y'a un fantôme qui le suit et qui court tout aussi vite.

Et moi, ma pauvre petite personne, qui n'a jamais été douée pour les conseils, je me suis vue propulsée dans un rôle d'oreille attentive et d'épaule réconfortante. Toute la semaine. D'une certaine façon, ça me fait plaisir d'être là pour mes amis. Ça relativise les choses et ça m'oblige à lever mon regard qui était, depuis un bout de temps, braqué sur mon propre nombril.

Mais d'un autre côté, même si je le fais de bonté de coeur et sans réserves, ça vient quand même me siphonner un certain jus dont la réserve est déjà presque à sec. La flèche s'approche dangereusement du E. Si je ne trouve pas de station service d'ici un coin de rue ou deux, ça va tomber en panne, cette vieille carcasse!

vendredi 23 janvier 2009

On dit MTS ou ITS? Je suis en retard dans la termino...

J'ai passé l'avant-midi le plus étrange dans une clinique de dépistage de MTS (ou d'ITS!?!?!?... MTS, ça fait TELLEMENT 1990!)

Outre le pap test, le touché rectal et les questions oh que trop personnelles, je m'étais rarement autant bidonnée. Et je dis ça avec tout le sérieux du monde.

C'est certain que tout dépend de la personne avec qui on se trouve. J'étais en très bonne compagnie.

De l'humour scato et des blagues de trip à trois ponctuées de « high fives » des plus déplacés, étant donné le contexte.

Vraiment, S, merci de me mettre à risque de contracter des bébittes!

(Wow, ma vie est tellement pathétique que je dois me réjouir de telles choses...)

Ces hommes de ma vie

D’abord, papa. Le premier, le plus important. Toujours. Le seul qui va toujours m’aimer de façon inconditionnelle. Le seul que je vais toujours aimer de façon inconditionnelle. Il aime conseiller. Des fois un peu trop. Mais c’est toujours pour bien faire, et c’est toujours par amour inconditionnel.

Monsieur G. Le père de ma fille. On a partagé onze ans de nos vies qui sont, depuis un peu plus d’un an, redevenues nos vies respectives. Je ne regrette rien. Il adore sa fille et elle le lui rend bien. Ça me suffit.

S. Celui que j’haïs aimer. Mon « crash course ». Un crush qui s’est avéré un ami. L'ami. Pas parfait, personne ne l’est. Avec S, ce sont des hauts très hauts et des bas très bas, mais ça fini toujours par s'équilibrer, par un quelconque concours de circonstances. Ça demeure indéfinissable, mais ça prend une grande place que je ne suis pas prête à céder.

M-A. Le seul probablement avec qui je me marierais. Je ne crois pas au mariage. L’oreille attentive et les conseils « v’lan dans les dents », toujours trop exacts. Mon égal, mon équivalent masculin.

Nick. L’ami courriel, en direct de sa Vieille Capitale. Bougon. Le créateur des jeux de mots les plus douteux et savoureux. Je n’ai pas encore trop compris pourquoi cette amitié dure depuis si longtemps, malgré la distance. Faut croire qu’on répond, chacun de notre côté, à un certain besoin.

jeudi 22 janvier 2009

Premier matin

La première personne qui m’adresse la parole ce matin, c’est un itinérant qui me dit que j’ai un beau sourire et qui m’en remercie.

Quelle genre de journée ça va faire, ça. Je me le demande. J’espère qu’elle sera moins débile que celle d’hier.

S : Taleur… je le savais que t’avais quelque chose.

H : Ouain, je suis de même depuis un boutte. Je suis juste tannée de faire l’effort de le cacher. Je m’excuse. Tout semble un effort.

S : T’es de même depuis quand, et pourquoi?

H : Depuis au moins une semaine, sinon plus.

S : Mais pourquoi?

H : Si je le savais, ça serait un esti de début.

[…]

H : C’est la solitude qui se glisse insidieusement dans ma vie encore. Le maudit sentiment de n’avoir personne vers qui se tourner et nulle part où aller. De n’avoir personne sur qui se fier. Personne en qui avoir confiance.

S : Ouais, je comprends comment tu te sens.

H : Non, toi, c’est pas pareil.

S : Oui, c’est pareil! C’est quoi le problème? Quand t’es tout seul, t’es tout seul. Justement, t’as tes amies.

H : C’est un front. Un front dans le sens que si t’es pas assez proche d’une personne pour qu’elle se sente le devoir de te tenir dans ses bras quand tu files comme de la marde, à ce moment, l’amitié, c’est juste une front. J’ai beaucoup d’amis en apparence, mais aucun qui est vraiment là.

S : Bin là, des amis, c’est des amis. Tu sembles chercher plus que des amis.

H : Je cherche une vraie présence humaine.