Il y a un an, j'étais en train de ranger les restants de ma vie de bungalow dans des boîtes pour entamer ma vie de femme seule moderne.
En un an, j'ai accompli les exploits suivants :
- j'ai développé des troubles d'anxiété;
- j'ai fait une dépression et ai bénéficié d'un mois de congé de maladie;
- j'ai renoué avec le trouble (le trouble = S.);
- j'ai été relativement obsédée par le trouble;
- j'ai vécu un sevrage du trouble;
- j'ai fait la paix avec le célibat;
- j'ai fait une rencontre que je pensais être la bonne;
- j'ai perdu un bébé (par choix);
- j'ai perdu la rencontre que je pensais être la bonne.
Là, je viens de terminer le ménage de l'appart qui est le mien depuis un an et qui m'a vu vivre des montagnes russes. J'ai astiqué mon habitat, j'ai dépoussiéré ma demeure.
J'entame un autre bail, une autre année.
À la grâce de dieu.
dimanche 26 juillet 2009
samedi 11 juillet 2009
Ze comeback
Je tente de recommencer à bloguer. Soyez indulgents.
Je remets un peu d'ordre dans mes idées et je vous reviens.
Je remets un peu d'ordre dans mes idées et je vous reviens.
samedi 11 avril 2009
Geronimo!!!!!
Je me lance, là, je pense.
J'ai peur. C'est haut, il vente fort, je ne sais pas qui a plié mon parachute, je n'ai pas trop écouté pendant le cours et, pour comble, j'ai crissement peur des hauteurs.
Mais je pense que toutes les circonstances sont réunies. Les astres semblent bien alignés. Comme diraient les péquistes, je suis en présence des « conditions gagnantes ».
Je coche le « oui ».
Advienne que pourra!
Geronimo et à la grâce de Dieu!
J'ai peur. C'est haut, il vente fort, je ne sais pas qui a plié mon parachute, je n'ai pas trop écouté pendant le cours et, pour comble, j'ai crissement peur des hauteurs.
Mais je pense que toutes les circonstances sont réunies. Les astres semblent bien alignés. Comme diraient les péquistes, je suis en présence des « conditions gagnantes ».
Je coche le « oui ».
Advienne que pourra!
Geronimo et à la grâce de Dieu!
dimanche 29 mars 2009
Dan-O
J'ai pris un rendez-vous avec Dan-O, l'artiste.
Autant il peut être vulgaire (je le connais assez pour savoir trouver ça drôle), autant il est le parfait nounours. Il donne les meilleurs câlins.
Je l'aime bien.
Mon rendez-vous est le 1er mai. Je vous expliquerai ça en temps et lieux.
Autant il peut être vulgaire (je le connais assez pour savoir trouver ça drôle), autant il est le parfait nounours. Il donne les meilleurs câlins.
Je l'aime bien.
Mon rendez-vous est le 1er mai. Je vous expliquerai ça en temps et lieux.
samedi 28 mars 2009
Mes états d'âme et l'effet de serre
Heure de la Terre. Ce soir, à 20 h 30, j'éteindrai mes lumières pendant une heure. Ça va contrer ce que j'ai contribué à l'effet de serre aujourd'hui en empruntant la 148 jusqu'à ce que je n'aies plus de sensation dans le pied droit.
La route, ça m'aide à penser. Ça déloge la crasse.
Le volume du vent de Karkwa x2
Close to Paradise de Patrick Watson 1x1/2 (sans compter les fois où j'ai répété The Great Escape)
Il fait un temps superbe aujourd'hui. Je finis par me stationner chez Jue et par marcher jusqu'à Ottawa. Dîner Chez Lucien, Dalhousie/Murray. Strongbow.
La route, ça m'aide à penser. Ça déloge la crasse.
Le volume du vent de Karkwa x2
Close to Paradise de Patrick Watson 1x1/2 (sans compter les fois où j'ai répété The Great Escape)
Il fait un temps superbe aujourd'hui. Je finis par me stationner chez Jue et par marcher jusqu'à Ottawa. Dîner Chez Lucien, Dalhousie/Murray. Strongbow.
dimanche 22 mars 2009
... et pour comble
J'ai passé mon adolescence dans l'ombre de deux filles : ma grande soeur, qui attrape tout ce qui bouge, et Mel, qui attrape aussi tout ce qui bouge. Moi, je n'ai jamais même ramassé les restants de tout ce qui bouge.
Je suis sortie deux soirs de suite dans le même bar : vendredi avec ma soeur et samedi avec Mel. Vendredi : ma soeur mariée se fait regarder et cruiser.
Samedi, avec Mel. Célibataire, qui fait tourner toutes les têtes. Pas moyen d'attirer l'attention de qui que ce soit à côté de Mel.
Je suis donc un peu en tabarnak. Je me sens moche, moins que rien, vouée à finir mes jours dans un couvent.
Je me sens aussi comme la seule chose qui m'avait fait gagner de la confiance, c'était du cul avec quelqu'un qui, au fond, voulait juste du cul. Avec n'importe qui. J'ai juste été n'importe qui.
Donc, disons qu'à l'heure qu'il est, si ma vie ne tenait qu'à l'autre sexe, je pense que je ne serais plus là.
Ah, et pour comble, j'ai perdu mon cristie de manteau au bar. No more. Gone, daddy, gone.
Merci, bonsoir, bande d'imbéciles heureux.
Mise à jour (22 mars) : Je suis retournée au bar cet après-midi. Ils ont trouvé mon manteau. J'ai fouillé dans les poches... ma confiance n'y était toujours pas.
Je suis sortie deux soirs de suite dans le même bar : vendredi avec ma soeur et samedi avec Mel. Vendredi : ma soeur mariée se fait regarder et cruiser.
Samedi, avec Mel. Célibataire, qui fait tourner toutes les têtes. Pas moyen d'attirer l'attention de qui que ce soit à côté de Mel.
Je suis donc un peu en tabarnak. Je me sens moche, moins que rien, vouée à finir mes jours dans un couvent.
Je me sens aussi comme la seule chose qui m'avait fait gagner de la confiance, c'était du cul avec quelqu'un qui, au fond, voulait juste du cul. Avec n'importe qui. J'ai juste été n'importe qui.
Donc, disons qu'à l'heure qu'il est, si ma vie ne tenait qu'à l'autre sexe, je pense que je ne serais plus là.
Ah, et pour comble, j'ai perdu mon cristie de manteau au bar. No more. Gone, daddy, gone.
Merci, bonsoir, bande d'imbéciles heureux.
Mise à jour (22 mars) : Je suis retournée au bar cet après-midi. Ils ont trouvé mon manteau. J'ai fouillé dans les poches... ma confiance n'y était toujours pas.
lundi 16 mars 2009
Un autre 160 $
Un autre 160 $ cette semaine pour laisser aller un peu de leste avec un tiers comme témoin. Je pensais que c'était fini ce temps-la.
Sortons le carnet de chèque et soyons volubile. On a juste une heure.
Sortons le carnet de chèque et soyons volubile. On a juste une heure.
lundi 9 mars 2009
Y'en n'aura pas de facile, comme qu'on dit
En tout cas, cette béatitude dans la solitude aura duré au moins un bon deux semaines.
dimanche 8 mars 2009
On ENTEND la neige fondre!
J'ai passé la première belle fin de semaine de mars à renouer avec M-A dans la Métropole. Une fin de semaine relax où on boit de la bière en après-midi et où on se fait un brunch gargantuesque le dimanche (crêpes, tites pétates, fruits, oeufs brouillés au fromage de chèvre, café, jus d'orange). En passant par le Parc Lafontaine, on entendait littéralement la neige fondre. Ça sentait la défécation canine en dégel. Les vélos laissés à l'abandon en novembre semblaient pousser comme des tulipes en mai (heu, ouf, élan de poésie, désolée). On a même fait une craque dans la fenêtre du salon. Bref, ça regaillardi sa femme.
De retour dans la RCN, j'ai passé un bon deux heures au resto avec les parents. Au deuxième café, je leur ai enfin fait le debriefing rapide de la dernière année et demi de ma vie. Je les avais tenus à l'écart de mes déboires. Je les adore, mes parents. Ils ont toujours été là pour moi. Mais y'a certaines choses qui m'ont beaucoup dépassée cette année, et comme même MOI j'avais de la difficulté à traiter avec le niveau d'étrangeté, je ne me sentais pas capable de leur en faire part. Ils ont donc observé de loin, mais jamais loin au point que je les sente totalement inaccessibles. J'ai fait l'huître; ils ont eu l'amour et la patience de respecter mon silence.
Mais tantôt, au resto, y'a eu un déclic et j'ai senti qu'ils étaient prêts à m'écouter sans juger et que j'étais prête à bien formuler ce que je voulais leur dire. Je pense qu'ils sentent qu'ils ont regagné un peu leur cadette. Je le sais qu'ils ont trouvé ça difficile de m'appuyer sans poser de questions. Je les aime d'autant plus qu'ils ont su se montrer toujours à ma disposition, tout en respectant mon besoin de distance.
Nous sommes tous des adultes, mais je serai toujours leur bébé et ils seront toujours maman et papa.
De retour dans la RCN, j'ai passé un bon deux heures au resto avec les parents. Au deuxième café, je leur ai enfin fait le debriefing rapide de la dernière année et demi de ma vie. Je les avais tenus à l'écart de mes déboires. Je les adore, mes parents. Ils ont toujours été là pour moi. Mais y'a certaines choses qui m'ont beaucoup dépassée cette année, et comme même MOI j'avais de la difficulté à traiter avec le niveau d'étrangeté, je ne me sentais pas capable de leur en faire part. Ils ont donc observé de loin, mais jamais loin au point que je les sente totalement inaccessibles. J'ai fait l'huître; ils ont eu l'amour et la patience de respecter mon silence.
Mais tantôt, au resto, y'a eu un déclic et j'ai senti qu'ils étaient prêts à m'écouter sans juger et que j'étais prête à bien formuler ce que je voulais leur dire. Je pense qu'ils sentent qu'ils ont regagné un peu leur cadette. Je le sais qu'ils ont trouvé ça difficile de m'appuyer sans poser de questions. Je les aime d'autant plus qu'ils ont su se montrer toujours à ma disposition, tout en respectant mon besoin de distance.
Nous sommes tous des adultes, mais je serai toujours leur bébé et ils seront toujours maman et papa.
lundi 2 mars 2009
Analogie à 5 cennes
Dans mon premier appart avec celui qui deviendra la père de ma fille, j'avais deux chats. Je les adorais, ces chats. Malgré toutes leurs maudites petites habitudes de chat (c.-à-d., miauler comme des défoncés au beau milieu de la nuit, gratter à la porte en miaulant, encore et toujours au beau milieu de la nuit, etc.), je les aimais très fort, ces chats.
Fastforward quelques années. Je tombe enceinte de celle qui deviendra ma fille. S'en suit l'achat d'une maison, d'une voiture, d'électroménagers, bref, l'incrustement total et entier dans la vie de banlieue. Les chats déménagent avec nous dans la maison. Un des chats semble s'attacher au bébé que je porte. Il vient toujours se coucher sur mon ventre quand il en a l'occasion. Et moi, je trouve ça terriblement touchant, pour une raison qui, avec du recul, était clairement hormonale.
Plus la grossesse avance, plus je regarde mes chats et je me demande comment je vais les aimer, une fois que le bébé sera arrivé. Et, aussi niais que cela puisse sembler, je me demande sincèrement si je vais être capable d'aimer mon enfant autant que j'aime mes félins. (AYOYE!!! Je le sais, je le sais.)
Fastforward quelques mois. Bébé arrive. La seconde que je mets le pied dans la maison avec mon héritière dans les bras, je vois les chats, et je me rends compte que je suis complètement indifférente à leur existence. À la limite, ils me tappent sur les nerfs et je commence à détester le fait qu'ils soient dans ma maison.
Bébé devient mini enfant... asthmatique. Exit les chats. C'est l'homme de la maison qui s'est occupé de les apporter chez le vétérinaire. Je n'ai JAMAIS senti de remord. Je ne me suis JAMAIS ennuyée de ces chats-là. Je n'y repense même pas.
Mon analyse à 5 cennes est donc la suivante. Le jour où j'ai eu ma fille, j'ai découvert l'amour inconditionnel et tout a changé.
Je me regarde aller depuis deux ou trois ans, et je commence à me dire que c'est pour cette raison que je n'aime plus personne d'autre que ma fille et ma famille. Cet amour est tellement fort! Je sais que rien ne pourra l'équivaloir.
Je commence même à me demander si l'analogie des chats peut se transposer à ma relation avec le père de ma fille. Vous comprenez? Comme si je m'étais rendue compte que l'amour que je croyais avoir à son égard n'était finalement pas grand chose.
Dernièrement, je me suis souvent sentie seule. J'ai donc fait ce qu'on fait sur un coup de tête désespéré. Je me suis acheté un chat. Ça a juste confirmé la haine que j'ai développé envers ces maudites bêtes à poil-là! Je cherche activement à m'en débarasser.
Fastforward quelques années. Je tombe enceinte de celle qui deviendra ma fille. S'en suit l'achat d'une maison, d'une voiture, d'électroménagers, bref, l'incrustement total et entier dans la vie de banlieue. Les chats déménagent avec nous dans la maison. Un des chats semble s'attacher au bébé que je porte. Il vient toujours se coucher sur mon ventre quand il en a l'occasion. Et moi, je trouve ça terriblement touchant, pour une raison qui, avec du recul, était clairement hormonale.
Plus la grossesse avance, plus je regarde mes chats et je me demande comment je vais les aimer, une fois que le bébé sera arrivé. Et, aussi niais que cela puisse sembler, je me demande sincèrement si je vais être capable d'aimer mon enfant autant que j'aime mes félins. (AYOYE!!! Je le sais, je le sais.)
Fastforward quelques mois. Bébé arrive. La seconde que je mets le pied dans la maison avec mon héritière dans les bras, je vois les chats, et je me rends compte que je suis complètement indifférente à leur existence. À la limite, ils me tappent sur les nerfs et je commence à détester le fait qu'ils soient dans ma maison.
Bébé devient mini enfant... asthmatique. Exit les chats. C'est l'homme de la maison qui s'est occupé de les apporter chez le vétérinaire. Je n'ai JAMAIS senti de remord. Je ne me suis JAMAIS ennuyée de ces chats-là. Je n'y repense même pas.
Mon analyse à 5 cennes est donc la suivante. Le jour où j'ai eu ma fille, j'ai découvert l'amour inconditionnel et tout a changé.
Je me regarde aller depuis deux ou trois ans, et je commence à me dire que c'est pour cette raison que je n'aime plus personne d'autre que ma fille et ma famille. Cet amour est tellement fort! Je sais que rien ne pourra l'équivaloir.
Je commence même à me demander si l'analogie des chats peut se transposer à ma relation avec le père de ma fille. Vous comprenez? Comme si je m'étais rendue compte que l'amour que je croyais avoir à son égard n'était finalement pas grand chose.
Dernièrement, je me suis souvent sentie seule. J'ai donc fait ce qu'on fait sur un coup de tête désespéré. Je me suis acheté un chat. Ça a juste confirmé la haine que j'ai développé envers ces maudites bêtes à poil-là! Je cherche activement à m'en débarasser.
dimanche 22 février 2009
Fièvre de la cabane
Je ne suis juste pas capable de me partir, aujourd'hui. Je suis debout depuis 7 h 30 et je suis encore zombie. Il faudrait que je sorte un peu. Il faudrait qu'on sorte un peu, ma fillette et moi. Mais je vois la neige dehors, je pense à toutes les étapes à suivre d'ici à ce qu'on puisse sortir (enlever les pyjamas, s'habiller, mettre les bottes, les manteaux, etc.) et ça m'épuise.
Et même une fois sorties dehors, où ira-t-on? Je n'ai nulle part où aller.
Est-ce que c'est l'heure de la sieste, là?
Et même une fois sorties dehors, où ira-t-on? Je n'ai nulle part où aller.
Est-ce que c'est l'heure de la sieste, là?
samedi 21 février 2009
P'tit Jésus de chocolat!
Pour Noël, M-A m'a gossé de ses propres mains un beau coffret de Tom Waits. Il s'est appliqué comme un p'tit gars de 8 ans préparant une présentation orale sur les dinosaures carnivores pour une classe de morveux assoiffés d'information sur tout ce qui a des dents de plus de 6 pouces.
C'est donc une belle boîte de bois portant la mention « Évangile selon Tom Waits » que j'ai déballée, à mon plus grand étonnement. J'étais étonnée parce que M-A m'avait promis une simple compil de son messie, et je me trouvais devant un coffret en bonne et due forme. J'aurais dû m'y attendre. M-A ne fait jamais rien comme les autres et ne fait jamais rien de simple.
CD1 : Le messie qui rock
Tom à son plus cru et rauque. Savoureux.
CD 2 : Tendre seigneur
Doux Tom, romantique/brutal/cru/nostalgique. Succulent.
CD 3 : Le messie perd la boule
Waits et ses « spoken words » les plus disjonctés. M-A m'a suggéré d'écouter celui-ci en voiture, sur une route inconnue, la nuit. J'attends donc le moment approprié pour tenter l'expérience.
Je vous raconte ceci parce que c'est samedi après-midi, il fait un soleil fabuleux dehors, j'attends que ma fillette grippée se réveille de sa sieste, et pour profiter de cette quiétude, j'écoute M. Waits, je pense à M-A, je m'ennuie et j'ai le goût de manger un Jésus en chocolat, enveloppé dans du cellophane.
C'est donc une belle boîte de bois portant la mention « Évangile selon Tom Waits » que j'ai déballée, à mon plus grand étonnement. J'étais étonnée parce que M-A m'avait promis une simple compil de son messie, et je me trouvais devant un coffret en bonne et due forme. J'aurais dû m'y attendre. M-A ne fait jamais rien comme les autres et ne fait jamais rien de simple.
CD1 : Le messie qui rock
Tom à son plus cru et rauque. Savoureux.
CD 2 : Tendre seigneur
Doux Tom, romantique/brutal/cru/nostalgique. Succulent.
CD 3 : Le messie perd la boule
Waits et ses « spoken words » les plus disjonctés. M-A m'a suggéré d'écouter celui-ci en voiture, sur une route inconnue, la nuit. J'attends donc le moment approprié pour tenter l'expérience.
Je vous raconte ceci parce que c'est samedi après-midi, il fait un soleil fabuleux dehors, j'attends que ma fillette grippée se réveille de sa sieste, et pour profiter de cette quiétude, j'écoute M. Waits, je pense à M-A, je m'ennuie et j'ai le goût de manger un Jésus en chocolat, enveloppé dans du cellophane.
jeudi 19 février 2009
Ah pis non, tiens...
... j'ai effectivement quelque chose qui me trotte dans la tête.
Je pense que je veux rester seule encore un bout de temps. Je pensais que je commençais à m'emmerder et à m'ennuyer d'une certaine présence, mais à bien y penser, ce n'est pas le cas.
Je ne suis crissement pas prête à m'embarquer dans quoi que ce soit, sérieux ou pas. M'embarquer dans n'importe quoi, par peur d'être seule? C'est un brin insensé. Être avec quelqu'un à tout prix, au risque de finir avec quelqu'un avec qui je ne me sens pas bien? Je préfère être avec moi-même. Nettement.
Je m'en viens bonne dans ce genre de prise de conscience.
Mais quoi qu'il en soit, je ne suis pas seule. Je commence à être en mesure de bien peser l'importance que tout un chacun prend dans ma vie. Je relativise. C'est réconfortant.
Je pense que je veux rester seule encore un bout de temps. Je pensais que je commençais à m'emmerder et à m'ennuyer d'une certaine présence, mais à bien y penser, ce n'est pas le cas.
Je ne suis crissement pas prête à m'embarquer dans quoi que ce soit, sérieux ou pas. M'embarquer dans n'importe quoi, par peur d'être seule? C'est un brin insensé. Être avec quelqu'un à tout prix, au risque de finir avec quelqu'un avec qui je ne me sens pas bien? Je préfère être avec moi-même. Nettement.
Je m'en viens bonne dans ce genre de prise de conscience.
Mais quoi qu'il en soit, je ne suis pas seule. Je commence à être en mesure de bien peser l'importance que tout un chacun prend dans ma vie. Je relativise. C'est réconfortant.
Eaux calmes
Je n'ai pas été très bavarde depuis une semaine. C'est parce que je nage dans des eaux assez calmes. Et nager... c'est même un bien grand mot. Je fais la planche, disons. Je flotte. J'ai cessé de tenter d'aller à contre-courant. Je laisse ça aux saumons.
Non, décidément, c'est étonnant tout ce qui peut se passer quand on lâche prise.
Non, décidément, c'est étonnant tout ce qui peut se passer quand on lâche prise.
mardi 10 février 2009
Réél Radio
J'y pense, et il me semble que je n'ai que fait allusion à mon « side line » d'animatrice à la radio universitaire. Ce qui est quand même un peu étrange, parce que ça prend beaucoup de place dans ma petite vie.
J'anime une émission à Réél Radio, la radio de l'Université du Québec en Outaouais. J'ai toujours été une mélomane finie et je suis disquaire à la retraite. Quand j'ai terminé mes études et que je suis allée travailler pour vrai dans le vrai monde des vrais adultes (auquel je ne m'identifie pas du tout, mais ça, c'est une toute autre entrée), j'ai un peu perdu contact avec tout ce qui se brassait de bon en musique. J'ai accroché sur certaines choses, mais un brin en retard. Je suis totalement passée à côté de la vague Modest Mouse, j'ai découvert Malajube APRÈS le fameux discours de Pierre Lapointe à l'Adisq, j'ai acheté Les tremblements s'immobilisent de Karkwa l'année dernière. Vous voyez un peu mon embarras?
J'ai aussi toujours été fidèle mécène de la scène locale. Mais je ne trippe pas scène locale et indépendante juste pour être fine. J'avoue être assez difficile en ce qui a trait aux bands locaux indépendants. Je ne vais pas voir les spectacles pour « les encourager ». Je ne crois pas là-dedans. Si je trippe sur certains projets et si je vais voir les spectacles sans relâche, c'est parce que j'aime ce qu'ils me font entendre. Si je suis pour acheter l'album d'un band local, c'est parce que je vais et je veux l'écouter dans mon auto, le mettre dans mon ipod, le connaître par coeur. J'applique les mêmes critères à ces albums-là qu'aux albums de gros bands connus. Je trouve que c'est une marque de respect. Je ne crois pas dans le nivellement vers le bas.
Bref, tous ces détours pour dire que mon émission de radio, c'est du total égoïsme. Je la fais, parce que ça me fait découvrir ce qui émerge, ça me fait redécouvrir certaines musiques que j'avais délaissées, et ça me fait profiter pleinement de tout ce que la scène locale et indépendante a de beau et de bon à offrir. Je fais ce que je peux pour faire entendre ce que j'aime et pour peut-être permettre à d'autres de découvrir autre chose que le top 40. J'essaie aussi de faire profiter des bands indépendants de ma mini tribune.
Je vous propose donc d'aller écouter les trois bands suivants :
Aplotagainstme (qui seront en entrevue ce mercredi, à 20 h, et qui lancent un nouvel album ce vendredi... écoutez l'émission pour connaître les détails)
The Darling DeMaes (qui viennent de lancer un nouvel album... une belle affaire de 12 chansons indie pop)
J'envoie (qui lancent un nouvel album bientôt, qui viennent de terminer une mini tournée et qui donnent un des meilleurs shows que j'ai vu depuis longtemps)
J'anime une émission à Réél Radio, la radio de l'Université du Québec en Outaouais. J'ai toujours été une mélomane finie et je suis disquaire à la retraite. Quand j'ai terminé mes études et que je suis allée travailler pour vrai dans le vrai monde des vrais adultes (auquel je ne m'identifie pas du tout, mais ça, c'est une toute autre entrée), j'ai un peu perdu contact avec tout ce qui se brassait de bon en musique. J'ai accroché sur certaines choses, mais un brin en retard. Je suis totalement passée à côté de la vague Modest Mouse, j'ai découvert Malajube APRÈS le fameux discours de Pierre Lapointe à l'Adisq, j'ai acheté Les tremblements s'immobilisent de Karkwa l'année dernière. Vous voyez un peu mon embarras?
J'ai aussi toujours été fidèle mécène de la scène locale. Mais je ne trippe pas scène locale et indépendante juste pour être fine. J'avoue être assez difficile en ce qui a trait aux bands locaux indépendants. Je ne vais pas voir les spectacles pour « les encourager ». Je ne crois pas là-dedans. Si je trippe sur certains projets et si je vais voir les spectacles sans relâche, c'est parce que j'aime ce qu'ils me font entendre. Si je suis pour acheter l'album d'un band local, c'est parce que je vais et je veux l'écouter dans mon auto, le mettre dans mon ipod, le connaître par coeur. J'applique les mêmes critères à ces albums-là qu'aux albums de gros bands connus. Je trouve que c'est une marque de respect. Je ne crois pas dans le nivellement vers le bas.
Bref, tous ces détours pour dire que mon émission de radio, c'est du total égoïsme. Je la fais, parce que ça me fait découvrir ce qui émerge, ça me fait redécouvrir certaines musiques que j'avais délaissées, et ça me fait profiter pleinement de tout ce que la scène locale et indépendante a de beau et de bon à offrir. Je fais ce que je peux pour faire entendre ce que j'aime et pour peut-être permettre à d'autres de découvrir autre chose que le top 40. J'essaie aussi de faire profiter des bands indépendants de ma mini tribune.
Je vous propose donc d'aller écouter les trois bands suivants :
Aplotagainstme (qui seront en entrevue ce mercredi, à 20 h, et qui lancent un nouvel album ce vendredi... écoutez l'émission pour connaître les détails)
The Darling DeMaes (qui viennent de lancer un nouvel album... une belle affaire de 12 chansons indie pop)
J'envoie (qui lancent un nouvel album bientôt, qui viennent de terminer une mini tournée et qui donnent un des meilleurs shows que j'ai vu depuis longtemps)
lundi 9 février 2009
Simplicité volontaire?!?!?
Je ne sais même pas quoi dire sans trop en dire.
Pour être brève et subtile, disons que j'ai fait quelques déductions logiques au cours des derniers jours. Entre autres choses, je me suis bien rendue compte que ça ne sert à rien de s'acharner à vivre dans de la houle constante. Ça n'apporte absolument rien, outre un mal de coeur intermittent, du stress inutile et tous les problèmes associés au stress inutile.
Je vais donc éliminer le stress et par le fait même, allonger mon espérance de vie.
Et je pense que j'aime ce que c'est devenu.
Pour être brève et subtile, disons que j'ai fait quelques déductions logiques au cours des derniers jours. Entre autres choses, je me suis bien rendue compte que ça ne sert à rien de s'acharner à vivre dans de la houle constante. Ça n'apporte absolument rien, outre un mal de coeur intermittent, du stress inutile et tous les problèmes associés au stress inutile.
Je vais donc éliminer le stress et par le fait même, allonger mon espérance de vie.
Et je pense que j'aime ce que c'est devenu.
mardi 3 février 2009
Côtes levées et triumvirat
J'arrive de m'empiffrer de côtes levées avec mes deux meilleures amies du monde.
J'ai tellement ri! Ça faisait longtemps que je n'avais pas ri à en pleurer. Ça a fait du bien et ça facilite la digestion.
Mes deux meilleures amies du monde. Comment aborder le sujet sans parler de musique, de spectacles, de pintes, de restos, de débilités, des jeudis en folie, de l'euphorie du mercredi, des moments difficiles et des moments magnifiques. De la féérie, des brunettes, de tout ce qui est suave, doux ou cocasse.
Les femmes, vous rendez ma vie un peu plus vivable, voire nettement plus agréable. Vous êtes devenues essentielles.
J'ai tellement ri! Ça faisait longtemps que je n'avais pas ri à en pleurer. Ça a fait du bien et ça facilite la digestion.
Mes deux meilleures amies du monde. Comment aborder le sujet sans parler de musique, de spectacles, de pintes, de restos, de débilités, des jeudis en folie, de l'euphorie du mercredi, des moments difficiles et des moments magnifiques. De la féérie, des brunettes, de tout ce qui est suave, doux ou cocasse.
Les femmes, vous rendez ma vie un peu plus vivable, voire nettement plus agréable. Vous êtes devenues essentielles.
lundi 2 février 2009
Soirée platounette (suite)
Ouais, finalement, la première partie de la deuxième heure de Je l'ai vu à la radio était assez ordinaire, pour ne pas dire aussi platounette que ma soirée.
J'ai aussi décidé de dormir avec le toutou à Ève.
Grosse soirée!
J'ai aussi décidé de dormir avec le toutou à Ève.
Grosse soirée!
Soirée platounette
Je viens de tirer une conclusion et d'en arriver à une importante réalisation.
C'est platounet passer une soirée de semaine toute seule à l'appart.
J'ai ramassé les poubelles, j'ai changé la litière du chat, j'ai fait une brassée de foncé, j'ai mangé un Kraft Dinner infecte (je n'avais plus de lait, alors j'ai pris de la crème à café... ça a tout remis en question ma perception de macaroni au fromage « crémeux »), j'ai bu une grosse canette de Strongbow, j'ai fait la vaisselle, j'ai mis à jour mon statut Facebook... deux fois, j'ai écouté deux épisodes du Cosby show (de là le changement d'un statut Facebook; sacré Cliff, toujours le mot pour rire!), et là, je blogue en attendant ma brassée dans la sécheuse.
Tantôt, je vais prendre un bain en écoutant l'archive de Je l'ai vu à la radio avec Franco Nuovo. Louise Forestier n'étais pas là cette semaine. Elle fait son spectacle solo. Jacques Bertrand était en grande forme dans son savoureux sarcasme habituel, Raphaëlle Germain faisait sa funnée intello (je l'aime bien, elle), et Dany Laferrière, bin, ché pas trop, j'ai manqué sa chronique à lui. C'est entre autre pourquoi je vais écouter l'archive.
Avoir un brin de motivation, je commencerais à préparer mon émission de radio de la semaine prochaine. Une belle entrevue avec S. pour plugger sans scrupules le lancement de l'album de son band, Aplotagainstme. Je dois sortir la funnée intello en moi (je suis wannabe de Raphaëlle Germain à mes heures) pour concocter des bonnes questions.
À défaut de trouver cette motivation, je vais finir au lit à 21 h. Non, à 22 h, plutôt. C'est Tout sur moi ce soir. Je vais me faire du bon popcorn maison avec du beurre et du sel et je vais me dépshter une autre Strongbow.
C'est presque inspirant, je trouve.
C'est platounet passer une soirée de semaine toute seule à l'appart.
J'ai ramassé les poubelles, j'ai changé la litière du chat, j'ai fait une brassée de foncé, j'ai mangé un Kraft Dinner infecte (je n'avais plus de lait, alors j'ai pris de la crème à café... ça a tout remis en question ma perception de macaroni au fromage « crémeux »), j'ai bu une grosse canette de Strongbow, j'ai fait la vaisselle, j'ai mis à jour mon statut Facebook... deux fois, j'ai écouté deux épisodes du Cosby show (de là le changement d'un statut Facebook; sacré Cliff, toujours le mot pour rire!), et là, je blogue en attendant ma brassée dans la sécheuse.
Tantôt, je vais prendre un bain en écoutant l'archive de Je l'ai vu à la radio avec Franco Nuovo. Louise Forestier n'étais pas là cette semaine. Elle fait son spectacle solo. Jacques Bertrand était en grande forme dans son savoureux sarcasme habituel, Raphaëlle Germain faisait sa funnée intello (je l'aime bien, elle), et Dany Laferrière, bin, ché pas trop, j'ai manqué sa chronique à lui. C'est entre autre pourquoi je vais écouter l'archive.
Avoir un brin de motivation, je commencerais à préparer mon émission de radio de la semaine prochaine. Une belle entrevue avec S. pour plugger sans scrupules le lancement de l'album de son band, Aplotagainstme. Je dois sortir la funnée intello en moi (je suis wannabe de Raphaëlle Germain à mes heures) pour concocter des bonnes questions.
À défaut de trouver cette motivation, je vais finir au lit à 21 h. Non, à 22 h, plutôt. C'est Tout sur moi ce soir. Je vais me faire du bon popcorn maison avec du beurre et du sel et je vais me dépshter une autre Strongbow.
C'est presque inspirant, je trouve.
dimanche 1 février 2009
Quand Ève repart
Après une semaine bien remplie, une vraiment belle semaine avec ma fille comme j'en ai rarement vécu ces derniers temps, Ève repart chez son papa.
Je suis donc à contempler deux longues semaines sans elle. Deux longues semaines que je vais meubler Dieu sait comment. Je vais m'épuiser à fond pour tenter de trouver qui je suis, ou bien pour tenter d'oublier que je ne suis personne. D'une façon ou d'une autre, ça va mal finir. C'est toujours le cas.
Mais ça me donne plus de temps pour mes amis(es) et par le fait même, me coûte trop cher en restaurants et en pintes de Strongbow.
Qu'à cela ne tienne! Essayons d'entamer ces deux prochaines semaines du bon pied. Allez, sortie café/cinéma avec Emma, et ensuite, l'uniiiiivveeerrs! La vie m'attends! Mais avant : aux douches!
Je suis donc à contempler deux longues semaines sans elle. Deux longues semaines que je vais meubler Dieu sait comment. Je vais m'épuiser à fond pour tenter de trouver qui je suis, ou bien pour tenter d'oublier que je ne suis personne. D'une façon ou d'une autre, ça va mal finir. C'est toujours le cas.
Mais ça me donne plus de temps pour mes amis(es) et par le fait même, me coûte trop cher en restaurants et en pintes de Strongbow.
Qu'à cela ne tienne! Essayons d'entamer ces deux prochaines semaines du bon pied. Allez, sortie café/cinéma avec Emma, et ensuite, l'uniiiiivveeerrs! La vie m'attends! Mais avant : aux douches!
samedi 31 janvier 2009
Sales dilemmes!
Ma soirée de ce soir est une belle allégorie de ma vie des derniers mois, je trouve.
Un bel amas informe de dilemmes.
Trois possibilités de sorties. Trois spectacles. Trois amis différents.
Tout d'abord, Marc-André et son band, the Darling Demaes, au Blacksheep de Wakefield. Faudrait faire de la route, le soir, l'hiver. Mais c'est pour voir un band que j'adore et un ami que j'adore tout autant.
Ensuite, y'a l'ami Pat et son excellent band indie-rock-instrumental, J'envoie, au Petit Chicago, à Hull. Un band que je ne vois pas souvent, qui se fait trop avare de prestations live, et que j'adore regarder en action sur une scène. En plus, la salle sera pleine d'amis et de connaissances que je vois rarement.
Enfin, y'a le show du band Torontois, Birthday Boys. Je ne les connais pas trop, trop, mais ce sont de bons amis à S. J'apprécie les extraits du cd que j'ai entendus. Marie y sera. S. y sera avec Marc et une autre amie. Dan, peut-être, et Emma, peut-être. Des gens avec qui je passe généralement de belles soirées. Un nouveau band à découvrir.
Verra bien qui verra le dernier... comme le dit l'adage que je viens d'inventer.
Un bel amas informe de dilemmes.
Trois possibilités de sorties. Trois spectacles. Trois amis différents.
Tout d'abord, Marc-André et son band, the Darling Demaes, au Blacksheep de Wakefield. Faudrait faire de la route, le soir, l'hiver. Mais c'est pour voir un band que j'adore et un ami que j'adore tout autant.
Ensuite, y'a l'ami Pat et son excellent band indie-rock-instrumental, J'envoie, au Petit Chicago, à Hull. Un band que je ne vois pas souvent, qui se fait trop avare de prestations live, et que j'adore regarder en action sur une scène. En plus, la salle sera pleine d'amis et de connaissances que je vois rarement.
Enfin, y'a le show du band Torontois, Birthday Boys. Je ne les connais pas trop, trop, mais ce sont de bons amis à S. J'apprécie les extraits du cd que j'ai entendus. Marie y sera. S. y sera avec Marc et une autre amie. Dan, peut-être, et Emma, peut-être. Des gens avec qui je passe généralement de belles soirées. Un nouveau band à découvrir.
Verra bien qui verra le dernier... comme le dit l'adage que je viens d'inventer.
mardi 27 janvier 2009
Ne pas être à la hauteur
N'être à la hauteur de rien.
De ses propres attentes, de celles des autres.
N'être assez pour personne.
Construire des illusions sur des espoirs non fondés.
Ça devient épuisant, exaspérant. Exaspérant.
Être là, à temps partiel. Savoir qu'on a besoin de nous, à temps partiel. Selon les modalités du partiel. Des modalités tout à fait aléatoires. Selon les humeurs de l'aléatoire.
Je suis une Sainte!
De ses propres attentes, de celles des autres.
N'être assez pour personne.
Construire des illusions sur des espoirs non fondés.
Ça devient épuisant, exaspérant. Exaspérant.
Être là, à temps partiel. Savoir qu'on a besoin de nous, à temps partiel. Selon les modalités du partiel. Des modalités tout à fait aléatoires. Selon les humeurs de l'aléatoire.
Je suis une Sainte!
lundi 26 janvier 2009
Quand Ève arrive
Quand Ève arrive, c'est un autre rythme qui s'installe. C'est épuisant, mais ça donne une mauditement bonne raison d'être. Une fillette de 3 ans, ça déplace de l'air. Mais pour toutes les choses drôles ou touchantes qu'elle peut me dire dans une seule journée, je lui pardonne ses moments intenses de bockage qui m'exaspèrent tant.
Être parent à temps partiel, c'est un peu comme être un mini-wheat.
Je m'explique.
Les semaines où je suis avec ma fille, ce sont les semaines où je suis faite de blé entier et où je suis nutritive. Dans le sens que c'est mon côté responsable, sage, bref, mon côté maman, qui prend le dessus.
Les semaines où je suis seule, ce sont celles que je qualifie de semaines « givrées ». Mon givrage sucré, pas nutritif pour deux sous, et même source de caries, prend toute la place. Et c'est dans ses moments-là que j'ai un peu tendance à perdre mes repères, parce que je travaille fort, fort, à oublier que je suis seule. Mes semaines givrées sont les semaines où je n'existe plus vraiment. J'ai l'impression d'errer dans une vie d'adolescente attardée qui ne me ressemble pas.
Je ne suis pas entièrement maman, ni suis-je entièrement ado.
J'erre en quelque part entre les deux.
Être parent à temps partiel, c'est un peu comme être un mini-wheat.
Je m'explique.
Les semaines où je suis avec ma fille, ce sont les semaines où je suis faite de blé entier et où je suis nutritive. Dans le sens que c'est mon côté responsable, sage, bref, mon côté maman, qui prend le dessus.
Les semaines où je suis seule, ce sont celles que je qualifie de semaines « givrées ». Mon givrage sucré, pas nutritif pour deux sous, et même source de caries, prend toute la place. Et c'est dans ses moments-là que j'ai un peu tendance à perdre mes repères, parce que je travaille fort, fort, à oublier que je suis seule. Mes semaines givrées sont les semaines où je n'existe plus vraiment. J'ai l'impression d'errer dans une vie d'adolescente attardée qui ne me ressemble pas.
Je ne suis pas entièrement maman, ni suis-je entièrement ado.
J'erre en quelque part entre les deux.
dimanche 25 janvier 2009
Oreilles, épaule... genoux, orteils?
Une semaine étrange vient de prendre fin. Cette semaine, presque tous mes amis proches ont eu à passer des moments difficiles. Presque tout le monde autour de moi s'est senti comme du caca en canne.
Je m'inclus là-dedans.
C'est à se demander si c'est moi qui, avec mon karma de merde, leur attire ces états d'âme, ou si j'attire moi-même des gens perturbés autour de moi, inconsciemment.
Nick, qui ne se trouve plus de raison de vivre, au loin dans sa Vieille Capitale glacée. Emma, qui se retrouve seule devant le pire dilemme d'une femme. Marie, qui ne pourra jamais totalement se défaire de son passé et qui va toujours traîner son maudit boulet. S, avec son passé qui le rattrape toujours. Il a beau courir, y'a un fantôme qui le suit et qui court tout aussi vite.
Et moi, ma pauvre petite personne, qui n'a jamais été douée pour les conseils, je me suis vue propulsée dans un rôle d'oreille attentive et d'épaule réconfortante. Toute la semaine. D'une certaine façon, ça me fait plaisir d'être là pour mes amis. Ça relativise les choses et ça m'oblige à lever mon regard qui était, depuis un bout de temps, braqué sur mon propre nombril.
Mais d'un autre côté, même si je le fais de bonté de coeur et sans réserves, ça vient quand même me siphonner un certain jus dont la réserve est déjà presque à sec. La flèche s'approche dangereusement du E. Si je ne trouve pas de station service d'ici un coin de rue ou deux, ça va tomber en panne, cette vieille carcasse!
Je m'inclus là-dedans.
C'est à se demander si c'est moi qui, avec mon karma de merde, leur attire ces états d'âme, ou si j'attire moi-même des gens perturbés autour de moi, inconsciemment.
Nick, qui ne se trouve plus de raison de vivre, au loin dans sa Vieille Capitale glacée. Emma, qui se retrouve seule devant le pire dilemme d'une femme. Marie, qui ne pourra jamais totalement se défaire de son passé et qui va toujours traîner son maudit boulet. S, avec son passé qui le rattrape toujours. Il a beau courir, y'a un fantôme qui le suit et qui court tout aussi vite.
Et moi, ma pauvre petite personne, qui n'a jamais été douée pour les conseils, je me suis vue propulsée dans un rôle d'oreille attentive et d'épaule réconfortante. Toute la semaine. D'une certaine façon, ça me fait plaisir d'être là pour mes amis. Ça relativise les choses et ça m'oblige à lever mon regard qui était, depuis un bout de temps, braqué sur mon propre nombril.
Mais d'un autre côté, même si je le fais de bonté de coeur et sans réserves, ça vient quand même me siphonner un certain jus dont la réserve est déjà presque à sec. La flèche s'approche dangereusement du E. Si je ne trouve pas de station service d'ici un coin de rue ou deux, ça va tomber en panne, cette vieille carcasse!
vendredi 23 janvier 2009
On dit MTS ou ITS? Je suis en retard dans la termino...
J'ai passé l'avant-midi le plus étrange dans une clinique de dépistage de MTS (ou d'ITS!?!?!?... MTS, ça fait TELLEMENT 1990!)
Outre le pap test, le touché rectal et les questions oh que trop personnelles, je m'étais rarement autant bidonnée. Et je dis ça avec tout le sérieux du monde.
C'est certain que tout dépend de la personne avec qui on se trouve. J'étais en très bonne compagnie.
De l'humour scato et des blagues de trip à trois ponctuées de « high fives » des plus déplacés, étant donné le contexte.
Vraiment, S, merci de me mettre à risque de contracter des bébittes!
(Wow, ma vie est tellement pathétique que je dois me réjouir de telles choses...)
Outre le pap test, le touché rectal et les questions oh que trop personnelles, je m'étais rarement autant bidonnée. Et je dis ça avec tout le sérieux du monde.
C'est certain que tout dépend de la personne avec qui on se trouve. J'étais en très bonne compagnie.
De l'humour scato et des blagues de trip à trois ponctuées de « high fives » des plus déplacés, étant donné le contexte.
Vraiment, S, merci de me mettre à risque de contracter des bébittes!
(Wow, ma vie est tellement pathétique que je dois me réjouir de telles choses...)
Ces hommes de ma vie
D’abord, papa. Le premier, le plus important. Toujours. Le seul qui va toujours m’aimer de façon inconditionnelle. Le seul que je vais toujours aimer de façon inconditionnelle. Il aime conseiller. Des fois un peu trop. Mais c’est toujours pour bien faire, et c’est toujours par amour inconditionnel.
Monsieur G. Le père de ma fille. On a partagé onze ans de nos vies qui sont, depuis un peu plus d’un an, redevenues nos vies respectives. Je ne regrette rien. Il adore sa fille et elle le lui rend bien. Ça me suffit.
S. Celui que j’haïs aimer. Mon « crash course ». Un crush qui s’est avéré un ami. L'ami. Pas parfait, personne ne l’est. Avec S, ce sont des hauts très hauts et des bas très bas, mais ça fini toujours par s'équilibrer, par un quelconque concours de circonstances. Ça demeure indéfinissable, mais ça prend une grande place que je ne suis pas prête à céder.
M-A. Le seul probablement avec qui je me marierais. Je ne crois pas au mariage. L’oreille attentive et les conseils « v’lan dans les dents », toujours trop exacts. Mon égal, mon équivalent masculin.
Nick. L’ami courriel, en direct de sa Vieille Capitale. Bougon. Le créateur des jeux de mots les plus douteux et savoureux. Je n’ai pas encore trop compris pourquoi cette amitié dure depuis si longtemps, malgré la distance. Faut croire qu’on répond, chacun de notre côté, à un certain besoin.
Monsieur G. Le père de ma fille. On a partagé onze ans de nos vies qui sont, depuis un peu plus d’un an, redevenues nos vies respectives. Je ne regrette rien. Il adore sa fille et elle le lui rend bien. Ça me suffit.
S. Celui que j’haïs aimer. Mon « crash course ». Un crush qui s’est avéré un ami. L'ami. Pas parfait, personne ne l’est. Avec S, ce sont des hauts très hauts et des bas très bas, mais ça fini toujours par s'équilibrer, par un quelconque concours de circonstances. Ça demeure indéfinissable, mais ça prend une grande place que je ne suis pas prête à céder.
M-A. Le seul probablement avec qui je me marierais. Je ne crois pas au mariage. L’oreille attentive et les conseils « v’lan dans les dents », toujours trop exacts. Mon égal, mon équivalent masculin.
Nick. L’ami courriel, en direct de sa Vieille Capitale. Bougon. Le créateur des jeux de mots les plus douteux et savoureux. Je n’ai pas encore trop compris pourquoi cette amitié dure depuis si longtemps, malgré la distance. Faut croire qu’on répond, chacun de notre côté, à un certain besoin.
jeudi 22 janvier 2009
Premier matin
La première personne qui m’adresse la parole ce matin, c’est un itinérant qui me dit que j’ai un beau sourire et qui m’en remercie.
Quelle genre de journée ça va faire, ça. Je me le demande. J’espère qu’elle sera moins débile que celle d’hier.
S : Taleur… je le savais que t’avais quelque chose.
H : Ouain, je suis de même depuis un boutte. Je suis juste tannée de faire l’effort de le cacher. Je m’excuse. Tout semble un effort.
S : T’es de même depuis quand, et pourquoi?
H : Depuis au moins une semaine, sinon plus.
S : Mais pourquoi?
H : Si je le savais, ça serait un esti de début.
[…]
H : C’est la solitude qui se glisse insidieusement dans ma vie encore. Le maudit sentiment de n’avoir personne vers qui se tourner et nulle part où aller. De n’avoir personne sur qui se fier. Personne en qui avoir confiance.
S : Ouais, je comprends comment tu te sens.
H : Non, toi, c’est pas pareil.
S : Oui, c’est pareil! C’est quoi le problème? Quand t’es tout seul, t’es tout seul. Justement, t’as tes amies.
H : C’est un front. Un front dans le sens que si t’es pas assez proche d’une personne pour qu’elle se sente le devoir de te tenir dans ses bras quand tu files comme de la marde, à ce moment, l’amitié, c’est juste une front. J’ai beaucoup d’amis en apparence, mais aucun qui est vraiment là.
S : Bin là, des amis, c’est des amis. Tu sembles chercher plus que des amis.
H : Je cherche une vraie présence humaine.
Quelle genre de journée ça va faire, ça. Je me le demande. J’espère qu’elle sera moins débile que celle d’hier.
S : Taleur… je le savais que t’avais quelque chose.
H : Ouain, je suis de même depuis un boutte. Je suis juste tannée de faire l’effort de le cacher. Je m’excuse. Tout semble un effort.
S : T’es de même depuis quand, et pourquoi?
H : Depuis au moins une semaine, sinon plus.
S : Mais pourquoi?
H : Si je le savais, ça serait un esti de début.
[…]
H : C’est la solitude qui se glisse insidieusement dans ma vie encore. Le maudit sentiment de n’avoir personne vers qui se tourner et nulle part où aller. De n’avoir personne sur qui se fier. Personne en qui avoir confiance.
S : Ouais, je comprends comment tu te sens.
H : Non, toi, c’est pas pareil.
S : Oui, c’est pareil! C’est quoi le problème? Quand t’es tout seul, t’es tout seul. Justement, t’as tes amies.
H : C’est un front. Un front dans le sens que si t’es pas assez proche d’une personne pour qu’elle se sente le devoir de te tenir dans ses bras quand tu files comme de la marde, à ce moment, l’amitié, c’est juste une front. J’ai beaucoup d’amis en apparence, mais aucun qui est vraiment là.
S : Bin là, des amis, c’est des amis. Tu sembles chercher plus que des amis.
H : Je cherche une vraie présence humaine.
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