lundi 2 mars 2009

Analogie à 5 cennes

Dans mon premier appart avec celui qui deviendra la père de ma fille, j'avais deux chats. Je les adorais, ces chats. Malgré toutes leurs maudites petites habitudes de chat (c.-à-d., miauler comme des défoncés au beau milieu de la nuit, gratter à la porte en miaulant, encore et toujours au beau milieu de la nuit, etc.), je les aimais très fort, ces chats.

Fastforward quelques années. Je tombe enceinte de celle qui deviendra ma fille. S'en suit l'achat d'une maison, d'une voiture, d'électroménagers, bref, l'incrustement total et entier dans la vie de banlieue. Les chats déménagent avec nous dans la maison. Un des chats semble s'attacher au bébé que je porte. Il vient toujours se coucher sur mon ventre quand il en a l'occasion. Et moi, je trouve ça terriblement touchant, pour une raison qui, avec du recul, était clairement hormonale.

Plus la grossesse avance, plus je regarde mes chats et je me demande comment je vais les aimer, une fois que le bébé sera arrivé. Et, aussi niais que cela puisse sembler, je me demande sincèrement si je vais être capable d'aimer mon enfant autant que j'aime mes félins. (AYOYE!!! Je le sais, je le sais.)

Fastforward quelques mois. Bébé arrive. La seconde que je mets le pied dans la maison avec mon héritière dans les bras, je vois les chats, et je me rends compte que je suis complètement indifférente à leur existence. À la limite, ils me tappent sur les nerfs et je commence à détester le fait qu'ils soient dans ma maison.

Bébé devient mini enfant... asthmatique. Exit les chats. C'est l'homme de la maison qui s'est occupé de les apporter chez le vétérinaire. Je n'ai JAMAIS senti de remord. Je ne me suis JAMAIS ennuyée de ces chats-là. Je n'y repense même pas.

Mon analyse à 5 cennes est donc la suivante. Le jour où j'ai eu ma fille, j'ai découvert l'amour inconditionnel et tout a changé.

Je me regarde aller depuis deux ou trois ans, et je commence à me dire que c'est pour cette raison que je n'aime plus personne d'autre que ma fille et ma famille. Cet amour est tellement fort! Je sais que rien ne pourra l'équivaloir.

Je commence même à me demander si l'analogie des chats peut se transposer à ma relation avec le père de ma fille. Vous comprenez? Comme si je m'étais rendue compte que l'amour que je croyais avoir à son égard n'était finalement pas grand chose.

Dernièrement, je me suis souvent sentie seule. J'ai donc fait ce qu'on fait sur un coup de tête désespéré. Je me suis acheté un chat. Ça a juste confirmé la haine que j'ai développé envers ces maudites bêtes à poil-là! Je cherche activement à m'en débarasser.

2 commentaires:

  1. Le femme de mes enfants a completement oublie que j'existais quand on a eu notre 2eme enfant. Et ca lui a meme prit du temps a demontrer son amour pour ma fille... Je ne commenterai pas sur les chats, car moi, tu me connais, quand qqchose me tape sur les nerfs, je le calice a la porte et ils reviennent me hanter dans mes cauchemars.

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  2. Ça doit être une affaire de mère. Une espèce de connexion qui ne s'explique pas.

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