Quand Ève arrive, c'est un autre rythme qui s'installe. C'est épuisant, mais ça donne une mauditement bonne raison d'être. Une fillette de 3 ans, ça déplace de l'air. Mais pour toutes les choses drôles ou touchantes qu'elle peut me dire dans une seule journée, je lui pardonne ses moments intenses de bockage qui m'exaspèrent tant.
Être parent à temps partiel, c'est un peu comme être un mini-wheat.
Je m'explique.
Les semaines où je suis avec ma fille, ce sont les semaines où je suis faite de blé entier et où je suis nutritive. Dans le sens que c'est mon côté responsable, sage, bref, mon côté maman, qui prend le dessus.
Les semaines où je suis seule, ce sont celles que je qualifie de semaines « givrées ». Mon givrage sucré, pas nutritif pour deux sous, et même source de caries, prend toute la place. Et c'est dans ses moments-là que j'ai un peu tendance à perdre mes repères, parce que je travaille fort, fort, à oublier que je suis seule. Mes semaines givrées sont les semaines où je n'existe plus vraiment. J'ai l'impression d'errer dans une vie d'adolescente attardée qui ne me ressemble pas.
Je ne suis pas entièrement maman, ni suis-je entièrement ado.
J'erre en quelque part entre les deux.
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