La première personne qui m’adresse la parole ce matin, c’est un itinérant qui me dit que j’ai un beau sourire et qui m’en remercie.
Quelle genre de journée ça va faire, ça. Je me le demande. J’espère qu’elle sera moins débile que celle d’hier.
S : Taleur… je le savais que t’avais quelque chose.
H : Ouain, je suis de même depuis un boutte. Je suis juste tannée de faire l’effort de le cacher. Je m’excuse. Tout semble un effort.
S : T’es de même depuis quand, et pourquoi?
H : Depuis au moins une semaine, sinon plus.
S : Mais pourquoi?
H : Si je le savais, ça serait un esti de début.
[…]
H : C’est la solitude qui se glisse insidieusement dans ma vie encore. Le maudit sentiment de n’avoir personne vers qui se tourner et nulle part où aller. De n’avoir personne sur qui se fier. Personne en qui avoir confiance.
S : Ouais, je comprends comment tu te sens.
H : Non, toi, c’est pas pareil.
S : Oui, c’est pareil! C’est quoi le problème? Quand t’es tout seul, t’es tout seul. Justement, t’as tes amies.
H : C’est un front. Un front dans le sens que si t’es pas assez proche d’une personne pour qu’elle se sente le devoir de te tenir dans ses bras quand tu files comme de la marde, à ce moment, l’amitié, c’est juste une front. J’ai beaucoup d’amis en apparence, mais aucun qui est vraiment là.
S : Bin là, des amis, c’est des amis. Tu sembles chercher plus que des amis.
H : Je cherche une vraie présence humaine.
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